cinema

Je ne vais pas au ciné, mais ces derniers temps j’ai abusé de projections privées dans mon salon. Voici quelques films vus récemment, du bon et du moins bon. Broots, j’attends tes avis !

En vrac :

We own the night (La nuit nous apaprtient – 2007)

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New York, année 1988. Bobby, un jeune flambeur, est le gérant d’une boîte de nuit branchée appartenant aux Russes. Avec l’explosion du trafic de drogue, la mafia russe compte l’utiliser pour étendre son influence sur ce marché. Pour continuer son ascension au sein du monde de la nuit, Bobby doit cacher ses liens avec sa famille. Seule sa petite amie, Amada, est au courant : son frère Joseph et son père Burt sont des membres éminents de la police new-yorkaise. Chaque jour, l’affrontement entre la mafia russe et la police est plus violent et, face aux menaces qui pèsent sur sa famille, Bobby va devoir choisir son camp s’il veut pouvoir s’en sortir.

Mon avis : j’ai bien aimé, l’ambiance New York dans les années 80, quelques scènes bien pensées (la poursuite en voiture), et le scénario plutôt solide, malgré une petite tendance à céder à la facilité (c’est un film US…). Joaquim Phoenix est excellent, et Eva Mendes tout simplement beautiful. Petit regret : la bande son fait plus penser aux années 70 qu’aux années 80 (dixit Kirst).

The last king of Scotland (Le dernier roi d’Ecosse – 2006)

Voir sur Wikipedia.

Jeune médecin écossais, tout juste diplômé, Nicholas Garrigan débarque en Ouganda en quête d’aventure. Peu après son arrivée, alors qu’il travaille dans un hôpital de brousse, il fait la connaissance d’Idi Amin Dada, qu’un putsch vient de propulser au pouvoir. Celui-ci lui propose de devenir son médecin personnel.

Séduit par le charisme du chef de l’État et enthousiaste quant au destin de ce jeune pays, le jeune médecin devient rapidement confident du dictateur (son « plus proche conseiller ») et se retrouve pris au piège de la folie meurtrière d’Amin, sorte d’Ubu sanguinaire…

Mon avis : alors là, c’est du très grand Forest Whitaker. Une façon original de se faire une idée du régime d’Amin Dada, vu de l’intérieur. J’ai vraiment aimé le mélange entre fiction et réalité. Des scènes chocs, et une histoire qui m’a tenu en haleine du début à la fin. James McAvoy joue son rôle à la perfection, avec un charisme extraordinaire.

Firecraker (2005)

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Histoire d’un meurtre dans une petite ville du Kansas.

Mon avis : la mise en scène est grandiose, avec une alternance entre scènes en couleur (avec des couleurs saturées magnifiques) et des scènes en noir et blanc. Mike Patton joue deux rôles (ce qui m’a perturbé dans la première demi-heure), Dieu qu’il est beau en salaud de première ! Le film est parfois dérangeant, notamment au travers de la peinture tragique du monde du cirque. La seconde partie met en avant le jeune Jimmy (Jack Kendall) qui doit faire le choix en ses rêves de liberté et sa vie monotone dans la maison familiale. très beau film, qui m’a quand même un peu laissé sur ma faim. A voir pour les images vraiment magnifiques (et pour Mike Patton aussi).

There will be blood (2008)

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Daniel Plainview, prospecteur à la recherche de pétrole, apprend que le sous-sol californien en regorgerait. Il s’y rend donc, accompagné de son fils, et achète à bas prix les terres des fermiers de la région, à commencer par celle de la famille Sunday, dont le fils, Eli, se prétend inspiré par Dieu. Rapidement, le pétrole jaillit. Mais les relations deviennent de plus en plus tendues entre Daniel Plainview et le jeune prophète de l’église de la « troisième révélation », qui n’a pas reçu l’argent promis par le prospecteur.

Mon avis : le truc qui me gonfle dans un film, c’est la musique omniprésente, comme si le spectateur était trop con pour gérer ses émotions à la simple vue des images… Ici on est servi, c’est parfois vraiment too much. L’histoire est classe, bâtie autour de l’affrontement entre religion, famille, argent, et pétrole, le tout sur une période s’étalant de la fin du 19ème siècle jusqu’aux années 30. L’histoire de cet homme est remarquablement contée, j’ai été scotché du début à la fin. Un très bon film, tant par le scénario que par la réalisation et l’interprétation. Dommage pour la musique…

L’aventure c’est l’aventure (1972)

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Post 68, devant un monde en apparente effervescence (la V-ième, les bagnoles, … c’est foutu!), trois gangsters (Ventura, Brel et Denner) et leur deux aides de camps (Maccione et Gérard) recyclent leurs méthodes traditionnelles de truands et décident de jouer la politique pour leurs méfaits : enlèvement de Johnny Holliday (avec sa complicité pour un lancement), mercenaires pour une armée révolutionnaire d’Amérique centrale ( sans le sous mais qui trouvera), détournement d’avion en douceur, et d’autres surprises entre la France et l’Afrique. Le propos est résolument apolitique : la clarté dans la confusion ou la confusion dans la clarté (dixit Simon selon le moment du film). Le film demeure politiquement incorrect depuis 1972 !

Mon avis : un film référence pour moi ! Une distribution de rêve (Ventura, Denner, Maccione, Gérard, Brel) pour un très bon Lelouch. Nous sommes beaux, nous sommes riches, nous sommes suisses, nous sommes du Lac des Qautre Cantons !!! Et que dire de Johnny qui joue son propre rôle ! J’adore, à voir au moins une fois pour se laisser séduire.

Into the wild (2007)

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Christopher McCandless est un étudiant américain brillant qui vient d’obtenir son diplôme et qui est promis à un grand avenir. Rejetant les principes de la société moderne, il décide de partir sur les routes, sans prévenir sa famille. Il brûle ses papiers et une partie de ses économies, tandis qu’il envoie le reste à Oxfam. Il part en voiture vers le sud des États-Unis. Il découvre le Grand Canyon et la Californie. Il arrive au Mexique, lorsque lui vient l’idée d’aller en Alaska…

Mon avis : j’ai un faible pour Sean Penn, quoiqu’en pense Axl Rose (sic). A la réalisation, il ne s’est pas loupé. Enfin, pas complètement ! Je n’en dis pas trop pour ne pas dévoiler l’intrigue, mais ce que j’en retiens c’est que les images sont magnifiques (plein de paysages des US), et que l’histoire est belle, basée sur des faits réels., alors que la musique est vite casse-couille (enfin faut aimer Pearl Jam, puisqu’elle est est l’oeuvre de Eddie Vedder). Le film se perd parfois dans des scènes inutiles, mais l’ensemble est équilibré et cette biographie m’a fait passer un bon moment. Evasion complète.

Thank you for smoking (2005)

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Nick Naylor est un surdoué de la communication qui travaille pour le lobby du tabac, Big Tobacco. Le film montre les péripéties de sa croisade pour ses patrons : redorer le blason de la cigarette, tout en désarmant ses adversaires les plus tenaces, par exemple le sénateur Ortolan K. Finistirre…

Mon avis : défendre l’indéfendable, tel est le métier de Nick Naylor, qui use et abuse de son intelligence et de ses capacités de communicateur pour écraser les adversaires du lobby du tabac. J’ai adoré, ne serait-ce que par l’aspect « controverse » du film (les scènes où Nick se retouve avec ses deux homologues des lobbys des armes et de l’alcool sont épiques). Un vrai bon moment de détente pour un film qui ne verse jamais dans la comédie « à l’américaine ».

The graduate (Le lauréat – 1967)

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Benjamin est un jeune homme qui a fini ses études et est retourné chez ses parents en Californie où il prévoit de passer quelques vacances. Il arrive chez eux au moment d’une soirée et se sent seul. Ses parents l’invitent à descendre pour se mêler à la fête, mais il préfère rester seul. Jusqu’au moment où une certaine Madame Robinson lui demande gentiment de la raccompagner chez elle. Benjamin accepte et la ramène chez elle dans sa nouvelle voiture. Mais le jeune lauréat se rend vite compte que la femme mariée flirte avec lui et le lui fait remarquer. L’arrivée de M. Robinson met un terme à cette scène de séduction.

Mon avis : chef d’oeuvre ! Je ne m’en lasse pas. Tout est bon : l’histoire, l’interprétation, et que dire de la musique. Du rythme, de l’émotion, un Dustin Hoffman des grands jours, et deux belles femmes… Elaine Robinson, je t’aime ! A voir absolument.